Ça y est. On y est.

Ce que je redoutais depuis pas mal de temps est bel et bien en train de se produire : je suis en panne.
Et bien sèche, la garce !

Il y avait eu des signes avant coureurs ces derniers mois. Des périodes où tout se mêlait et partait dans des boucles infinies. Récursivité totale, pas de condition d'arrêt valide, forcément la pile éclatait. Même si ça se faisait de plus en plus régulier, ça ne restait que passager. Ça ne faisait que me ralentir, un peu comme une jambe raide, ou plutôt une patte folle.
Gênant, très gênant, mais passager.

Or, depuis deux jours, le phénomène a muté et empiré : les idées sont redevenues claires et semblent de nouveau s'emboiter correctement. Mais c'est leur transposition qui part en sucette ! Je suis en panne de mots. Je suis en panne de code. Plus rien ne sort. Plus rien n'avance. Point mort. Poids mort. Je ne suis plus qu'un tas de viande posé mollement devant des écrans.
Et ça, ça ne me plait pas du tout.

Je sais que ça va passer. Avec un peu de repos, ça va passer. Mais quand même ... MERDE !

Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.

Pauvre naze !
Et ma main dans ta gueule ?
Tu la conçois comment ?