Si seulement la connerie pouvait étouffer TechCrunch
Publié le 15/03/08
Youpee. Et encore un article assez affligeant chez TechCrunch !
But the point is the same - the EU is not willing to let free markets determine winners and losers. The winners must be home grown, at any cost. And U.S. companies that have too much success in Europe seem to face a bleak choice - massive fines or government-backed competitors. It’s absurd. And it’s no wonder that many of the best European entrepreneurs keep coming to the U.S. to start companies.
Belle réflexion à 2 cents, Michael.
Comment dit-on par chez toi ? Bullshit
, c'est ça ?
Commentaires
Effectivement... Le Michael n'est pas très pertinent...
Quand j'ai lu ça je me suis dit que c'était dommage qu'il aie une telle influence et s'en serve pour débiter de telles conneries....
Gonzague > Si nous étions tous moins moutonniers, on en déboulonnerait des escrocs web2.0...
On appelle ça aussi "le linkbait du weekend".
Je suis loin d'être un apôtre aveugle du libéralisme mais une fois de l'autre coté de l'Atlantique et une fois qu'on a expérimenté comment le business se fait ici, les perspectives changent sur ce genre de propos. Loin du Web 2, ce qui s'était passé avec Mittal aurait été impensable et complètement incongru ici.
Simon > Dans le cas présent, laissons le libéralisme de côté. Ce n'est pas la question. C'est l'utilisation de raccourcis idiots menant à une conclusion stupide et fallacieuse qui m'irrite.
Bullshit?
Apple, Google, Yahoo, EMC, NTAP, IBM, bullshit?
Voilà déjà cinq compagnies d'implantation mondiale qui n'ont pas d'équivalent en Europe. Elles sont toutes privées, aucune n'a bénéficié de subventions du gouvernement pour démarrer. Par contre, on attend toujours Quaero.
Tirez donc des conclusions logiques au lieu de bêler comme des moutons aveuglés par votre chauvinisme.
Colle toi donc ton allusion au chauvinisme là où je le pense.
Non seulement ta remarque est profondément débile, mais si tu n'es même pas capable de voire les incohérences dans l'article de TechCrunch, le mouton, c'est toi et seulement toi.
Apparemment, il semble nécessaire que je le pourquoi de ma réaction.
Clairement, qu'on accuse l'UE de faire du protectionnisme ne me gène pas plus que ça. C'est d'ailleurs le cas avec le projet Quaero, même s'il ne s'agit pas d'un protectionnisme économique.
C'est simplement la construction de l'article qui me dérange, en emboitant des éléments de sorte à faire croire en une conclusion fondée :
Désolé, mais si je fais la somme de ces 3 points, j'ai du mal à obtenir la même conclusion que M. Arrington.
J'en profite également pour souligner le joli contresens présent dans sa conclusion :
Il n'y a pas de contresens dans la conclusion :
Les winners dont il fait allusion sont , ce qui n'a rien à voir avec des entrepreneurs.
Ah mais bien sûr ! Cette subtilité linguistique m'aura donc échappé.
Je le note pour m'en souvenir : = .
"Bullshit", "débiter de telles conneries", "l'utilisation de raccourcis idiots menant à une conclusion stupide et fallacieuse qui … irrite". Il n'y pas vraiment de faits et d'arguments ici. Only name-calling (pour citer les Ricains) : si quiconque (français ou étranger) n'est pas d'accord avec la croyance (auto-congratulatoire) que les Français (ou les Européens) sont au summum de la rationalité et du fair-play (contrairement aux Ricains éternellement débiles et aux capitalistes éternellement voraces), cette personne est un idiot, un imbécile, un traître, et/ou un être fourbe, avide, et/ou débile.
En ce qui concerne le prétendu "joli contresens présent dans sa conclusion" (The winners must be home grown, at any cost (...) And it’s no wonder that many of the best European entrepreneurs keep coming to the U.S. to start companies), ce n'en est pas du tout.
Par ailleurs, le New York Times et l'International Herald Tribune débitent, eux aussi, du bullshit, des conneries, et des conclusions stupides et fallacieuses puisque John Tagliabue vient de faire paraître cet article :
The wave of French entrepreneurs going to England shows no signs of abating
http://no-pasaran.blogspot.com/2008...
http://no-pasaran.blogspot.com/2008...
Mais peut-être peut-on aussi expliquer à Olivier Cadic, Jean-Claude Cothias, Elie Cohen ("a leading French economist"), et Caroline Sivilia (la rédactrice de London Macadam) — pour la plupart des Londoniens — à quel point les conclusions de TechCrunch ne sont autres que bullshit, conneries, et conclusions stupides et fallacieuses…
Erik S > Prends le temps de relire correctement mon commentaire en #9, avant d'entrer dans la mêlée. Tu seras gentil. :-)
J'ai parfaitement lu ton commentaire #9, Pep, merci beaucoup.
J'ai surtout lu tes commentaires 6 et 8. La raison essentielle de ce dernier (8) et de ton #9 est en réponse à Sitting Bull (#7) et n'aurait manifestement jamais été écrit si Sitting Bull n'avait pas ajouté certains faits — ce à quoi, par ailleurs, ta première réaction se limitait à dire "ta remarque est profondément débile" et "Colle toi donc ton allusion au chauvinisme là où je le pense".
Le #9 est plus tempéré, j'en conviens. Mais le cynisme de "l'introduction" à ce commentaire ("Apparemment, il semble nécessaire que je «développe» le pourquoi de ma réaction") me semble clair : "apparemment, il y a des gens assez débiles pour qu'une personne lucide comme moi-même dusse — à contre-cœur ? — développer un sujet qui était de toute évidence (sauf pour les personnes débiles) clos". Un sujet dont le dernier mot était (ou aurait dû être) on ne peut plus clair : Le post de Michael Arrington n'est autre chose que "l'utilisation de raccourcis idiots menant à une conclusion stupide et fallacieuse".
À moins que je ne me trompe, c'est un appel à la pensée unique, dans lequel tout ce qui ne fait pas ressortir la gloire de la présente génération de Français ou d'Européens (en faveur de l'égalité, de la générosité, de la culture, de la justice sociale, de l'humanisme, de la paix, etc, etc, etc, etc, etc, etc…) doit être soumis à la méfiance, au cynisme, au mépris, au ridicule, et à toutes sortes de noms pas gentils (rassure-toi, je ne pensais pas qu'à toi, mais aussi à des gens comme P4bl0, Gonzague, etc).
http://no-pasaran.blogspot.com/2008...
Cela dit, on n'est pas là pour parler de toi ou de moi.
Car tu remarqueras quand même que le "témoignage" des London Frenchies — la seule présence de ces centaines de milliers de Français à Londres, en fait — va tout à fait dans le sens du post de Michael Arrington.
Ce billet ne reflète que l'avis de pep, pourquoi tu t'enflamme comme si ta vie, ou ta conscience politique en dépendais ?
Erik S > Allons, allons. Epargne moi le cliché de la pensée unique. :-)
Je rappelle, puisque ça n'a toujours par l'air d'être saisi, que :
Une bonne fois pour toutes, essayez donc de mettre de côté le clivage UE/USA et les modèles plus ou moins libéraux. Mon propos n'est pas là, d'où mon énervement dans les présents commentaires.
Je dis simplement que Michael fait un amalgame déplacé et dangereux entre plusieurs choses particulièrement distinctes. A commencer par l'affaire Microsoft qui date de bien avant Quaero, et s'inscrit dans la continuité des plaintes sous le coup de la loi antitrust engagées aux USA.
Que l'on partage sa conclusion ou non ne change rien à ce qui m'a fait réagir : les points énoncés se suffisent pas à en faire la démonstration. Et autant lire un article aussi mal monté m'aurait laissé de marbre sur un blog quelconque (style le mien :-p), autant je ne pense pas qu'il soit acceptable de rencontrer de telles allégations sur un site à très forte audience tel que TechCrunch.
Cela étant dit, je m'abstiendrai pour la suite de répondre à tous propos continuant à jouer avec les émotions pro/anti-américaines/libérales. Mais je reste ouvert à toute discussion portant sur les autres aspects.
"pourquoi tu t'enflamme comme si ta vie, ou ta conscience politique en dépendais ?"
Et ca continue… Il n'y a toujours pas de fait ou d'argumentation dans la plupart des interventions ici, seulement des attaques personnelles et des suggestions d'obsession mentale ou de jeux d'émotion…
Comme je l'ai dit tout à l'heure, "si quiconque (français ou étranger) n'est pas d'accord avec la croyance (auto-congratulatoire) que les Français (ou les Européens) sont au summum de la rationalité et du fair-play (contrairement aux Ricains éternellement débiles et aux capitalistes éternellement voraces), cette personne est un idiot, un imbécile, un traître, et/ou un être fourbe, avide, et/ou débile."
(J'aurais pu ajouter "ou un être obsédé ou un type extrêmiste ou un type qui ne veut pas arrêter d'approcher un sujet d'un certain point de vue"…)
Voilà pour Lipki.
Depuis, je vois que Pep a ajouté un commentaire, de façon il est vrai plus nuancée.
Pourtant, il semblerait qu'il essaie de guider le débat dans un sens qui l'arrange. ("Une bonne fois pour toutes, essayez donc de mettre de côté le clivage UE/USA et les modèles plus ou moins libéraux.")
Moi, je revendique le droit de garder le clivage UE/USA au centre du débat. Mieux, je revendique le droit pour quelqu'un de dire que c'est l'élément essentiel dans bon nombre de débats (et cela seulement si, après mûre réflexion et ayant fait une étude d'une multitude d'exemples, il le pense sincèrement). Je revendique le droit de le dire, tout cela, ainsi que le droit d'évoquer la pensée unique, et cela sans qu'on essaie — consciemment ou inconsciemment — de me taire en minimisant ou les ridiculisant cette approche ou en suggérant que ce discours est dépassé ou que ces paroles sont utilisées injustement et/ou comme une espèce d'arme pseudo-psychologique ("tous propos continuant à jouer avec les émotions pro/anti-américaines/libérales").
Par exemple, à mon avis, les expressions que la presse française utilise à propos du système économique américain par excellence sont loin d'être neutres : le “credo néolibéral”, “la mondialisation ultralibérale”, le “dogme libre-échangiste”, “la logique néolibérale poussée jusqu’au bout”, le "libéralisme débridé", "la logique glacée du marché", “la mondialisation et ses effets dévastateurs”, l’"aseptisation rampante", "une volonté d'uniformisation", “l’agression impérialiste”, “un hold-up marchand planétaire”, "une agriculture — et plus généralement ... une économie — qui voit la mondialisation s'immiscer sournoisement au cœur même des traditions villageoises" ... "une certaine filiation avec l'Amérique apparait", l’"ultra-capitalisme" (Lionel Jospin), “au nom de la rentabilité, au nom de la concurrence sauvage” (Noël Mamère), “L’hyper-agressivité de la puissance américaine” (Henri Weber), “Le naufrage de l’Argentine constitue un
véritable cas d’école des ravages de la mondialisation libérale ... Dans le monde où nous vivons, il n’y pas de place pour les néolibéraux qui ont conduit l’Argentine à la faillite” (Bernard Cassen, le président d’Attac).
On ajoute l’adjectif “sauvage” ou le nom “jungle” derrière les mots “capitalisme” et “privatisation”, ou on y associe les expressions “exceès” ou “ravages” ou “la logique infernale” à chaque mention de la mondialisation, et bientôt, les concepts du capitalisme et de la privatisation ne sont plus abordés, dans le discours politique comme dans l’esprit de chaque individu,
que comme des choses infiniment perfides contre lesquelles la résistance est un devoir sacré de la plus haute importance. On ajoute les mots “justice”, “égalité”, “solidarité”, et “résistance” à chaque mention de mouvement de militants, et bientôt il suffit que l’on évoque des militants dans la presse ou à la télévision pour que le lecteur ou le spectateur “sache” immédiatement qu’il se trouve en présence de redresseurs de torts dont l’amour pour la justice et ses prochains surpasse celle de M. Tout-le-monde et surtout celle de John Doe (le M. Tout-le-monde américain).
Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé, avec cet étrange machin au milieu de mon dernier paragraphe. Désolé.
Ca papote, ça papote :p
Erik S > Désolé de te le dire, mais ce blog n'est pas destiné à recevoir de propagande. Et c'est clairement ce que tu es en train de faire en ergotant et en ne respectant les règles des lieux. C'est à dire les miennes.
Je vois encore passer un tel blah blah dégoulinant, je le passe à la trappe.
Tu a lu tout ça dans ma phrase O_O ? Quelle imagination !
Vue que chacun de tes messages fait le double du précédent, j'en conclus que tu t'enflammes.
Ma question était pourquoi ?
Mais je retire ma question, je ne voudrais pas infliger à Pep une autre de tes tartines de phrases.
lipki > Merci de penser aussi aux lecteurs. Spèce de lèche bottes ! :-p
dsl j'ai oublié les lecteurs...
Non mais en fait comme je ne lis pas (complètement) ce genre de tarté, j'ai tendance a croire que tout le monde fait comme moi :)
Pis j'aime bien le gout des bottes.
Dès qu'on est pas d'accord, c'est de la propagande
Ah ! Il nous manquait le coup du martyr ! :-D
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